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 Vendredi 04 Juillet 2008

 

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Groupe Revue Fiduciaire

Dépêches

Date: 04/07/2008

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Paye

Primes et indemnité de congés payés

Détermination de l'assiette de calcul de l'indemnité de congés payés : rappel

Plusieurs salariés demandaient en justice le paiement d'un rappel d'indemnités de congés payés au titre des congés acquis sur six ans.

La question se posait de savoir s'il fallait inclure dans l'assiette de calcul de l'indemnité de congés payés diverses indemnités (transport, panier, casse-croûte, etc.) comme le demandaient les salariés.

Cette affaire permet de rappeler les règles de calcul de l'indemnité de congés payés. Si les primes correspondent à des remboursements de frais réellement exposés par des salariés, elles doivent être exclues de l'assiette. En revanche, si celles-ci visent à indemniser les sujétions liées à l'organisation du travail, elles doivent être incluses dans le calcul de l'indemnité de congés payés.

Enfin, la cour de cassation souligne que la prime de résultat devait être incluse dans le calcul de l'indemnité de congés payés. En effet, celle-ci doit toujours être intégrée si elle est liée à l'activité même du salarié, peu importe la modalité de paiement (paiement sur 13 mois dans cette affaire).

Cass. soc. 18 juin 2008, n° 06-45267 FD

Brèves2008-7-04


Date: 03/07/2008

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Social

Licenciement pour faute

Fumer dans l'entreprise peut constituer une faute grave

Le salarié qui fume dans l'entreprise malgré l'interdiction qui y est faite commet une faute grave.

L'employeur a une obligation de sécurité de résultat vis-à-vis du salarié qui s'étend au tabagisme. Il doit faire respecter l'interdiction de fumer dans les locaux de travail et sanctionner le salarié qui ignore cette règle. Les juges ont ici admis le licenciement pour faute grave.

Cass. 1er juillet 2008, n° 06-46421

Brèves2008-07-03


Date: 03/07/2008

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Représentants du personnel

Comité d'entreprise

Consultation irrégulière du CE : nullité d'une procédure de licenciement collectif pour motif économique soumise à conditions

Une procédure de grand licenciement collectif pour motif économique (concernant au moins 10 salariés) peut être annulée, dans certains cas, en raison d'une irrégularité ayant affecté la consultation des représentants du personnel dès lors qu'un plan de sauvegarde de l'emploi doit leur être présenté (c. trav. art. L. 1235-10).

Encore faut-il que les conditions requises soient remplies. L'employeur est tenu de présenter un plan de sauvegarde de l'emploi, parmi lequel figure le plan de reclassement, seulement si :
- l'entreprise comptabilise au moins 50 salariés ;
- l'employeur envisage de licencier au moins 10 salariés sur une même période de trente jours.

Dans cette affaire, l'employeur n'envisageant de licencier que 9 salariés, il n'était pas tenu d'établir et de présenter un plan de sauvegarde de l'emploi. Pour autant, il en avait établi un, mais sans consulter les représentants du personnel, ce que le comité d'entreprise lui reprochait.

Pour la Cour de cassation, la procédure de licenciement, et a fortiori les licenciements, ne pouvaient pas être annulés, même si un vice affectait bien la consultation et l'information des représentants du personnel, car les conditions légales de présentation d'un plan de sauvegarde de l'emploi n'étaient pas réunies.

Cass. soc. 26 juin 2008, n° 07-41786 FD

Brèves2008-07-03


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